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Laissez moi sortir, laissez moi sortir.

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Âmes Damnées de l'Île
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Âmes Damnées de l'Île
Messages : 146
Date d'inscription : 24/09/2013
MessageSujet: Laissez moi sortir, laissez moi sortir. Mer 23 Juil - 16:56

Elle en a fait des captifs aujourd'hui. La brume qui se glisse, qui serpente, qui s'infiltre. Elle est là elle aussi, dans cette vieille pièce de pierres souterraines, humide et inhospitalière. C'est là qu'elle dépose ses butins, dans des cages de fer impossible à ouvrir. Vous aurez beau vous acharner les portes ne céderont pas. Elles ne s'ouvrent que pour leur hôte, quand ils se réveillent, s'ils se réveillent. Des barreaux on peut voir de longs couloirs sombres, seule sortie possible.

Ci gisent à présent dans des cachots séparés Gin, Rhubarbe et Hurricane. La lueur est émise des algues fluorescentes le long de la roche humide, des torches rongées par le temps ne semblent pas s'éteindre mais impossible de les décrocher du mur.
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Tout juste débarqué
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Tout juste débarqué
Messages : 3
Date d'inscription : 08/10/2014
MessageSujet: Re: Laissez moi sortir, laissez moi sortir. Mar 21 Oct - 12:29

L'Île a écrit:
Plic. Ploc. Le bruit est agaçant. Mais pas assez pour te tirer de ta torpeur. Plic. Une goutte dans tes cheveux bleus. Ploc. Un peu d'eau étonnamment tiède qui tombe sur ton nez. Tu commences à émerger. Oui, réveille-toi. Ouvre les yeux. Je veux voir l'expression de surprise, ou peut-être même de peur, qui éclairera ton visage lorsque tu découvriras les cachots dans lesquels tu es enfermée. J'aime ce sentiment. Il me rend plus forte. Te souviens-tu d'où tu étais ? Je ne parle pas de ton passé bien sûr, mais d'il y a quelques heures à peine ... Tu discutais sur la plage, au milieu d'un groupe d'inconnus et ... Plus rien. Oh, comme je me suis amusée ! Mais je crois que tu n'as pas trouvé mon jeu très drôle. Dommage pour toi, petit jouet. Ici, c'est Moi qui ai les rênes. D'ailleurs, c'est grâce à Moi que la porte de ton cachot s’entrebâille avec un grincement sinistre, t'ouvrant un passage vers un couloir obscur. A côté de toi, il y a toujours le seau de plage et la pelle en plastique dont je t'ai gratifié à ton arrivée. Pars donc à l'aventure, petit jouet ...

Faites vos jeux ... Rien ne vas plus 8H-10H 8h-10h

Elle est là, à même le sol, toujours dans un état de semi-conscience. Ce n'est pas si désagréable, si seulement ce bruit pouvait cesser. Plic, ploc, plic, ploc. Ce que ça peut l'agacer ! Et ce mal de tête … Elle sent des gouttes sur son nez. Ce que ça peut sentir mauvais ici ! Un mélange nauséabond de renfermé et de moisissure.
Dans un effort qui lui parût surhumain, la jeune femme ouvrit les yeux, lentement. Stupéfaite, elle se releva d’un bond. Où était-elle ? Pourquoi ? Comment ? Des milliers de questions se bousculaient en elle, toutes plus invraisemblables les unes que les autres. Elle avait tout oublié : son nom, son âge, ses amis, sa famille … et cette situation lui semblait étrangement … familière.

Sans céder à la panique, elle regarda autour d’elle. Un cachot. Soit. Une pièce pas plus grande que le cagibi d’un pavillon de banlieue, des barreaux, de la pierre sombre, humide. Un cachot mal isolé donc. De part et d’autres du plafond tombaient des gouttes d’eaux en flux continu, sur le sol, sur elle et sur … autre chose. Doucement, elle s’approcha de cet objet brillant, aux couleurs vives. Un seau et une pelle, des jouets d’enfant, que l’on emporte la plupart du temps à la plage. C’est alors qu’elle souvint : la plage, ces 3 autres compagnons de fortune (leurs noms, en revanche, restaient trop enfouis en elle pour s’en souvenir) … Où étaient-ils passés, eux ? Elle semblait seule ici.

Elle fouilla dans ses poches. Tout y était. Même la pom’pote remplie d’héroïne. Etait-ce un sentiment de manque qu’elle ressentait ? Peut-être… D’un seul coup, tous ses muscles se mirent à la faire souffrir. Plus qu’engourdis, ils semblaient bloqués, comme endormis par un trop lourd sommeil. Bordel, depuis combien de temps je suis là ? Héroïne, puisque c’était le nom qu’elle s’était choisit ici, voulu s’étirer, mais la pièce exigüe et sa souffrance musculaire ne lui permettaient que des mouvements réduits. Après quelques minutes à se contorsionner, ses muscles parurent se détendre. Soulagée, la jeune femme reprit ses esprits et se décida à sortir au plus vite de ce trou moisi. Elle s'approcha de la grille de fer, cherchant un moyen de l'ouvrir. Pas de serrure, pas de loquet, rien. Il faut que je sorte.
Elle s'agenouilla et pendant qu'elle sortait son couteau suisse de sa poche, elle entendit un cliquètement. Instantanément, la grille se leva, comme pour la laisser sortir. Héroïne regarda la grille pendant quelques minutes, ahurie. Comment une telle connerie était-elle possible ? Etait-ce un piège ? Elle restait interdite, comme figée, tiraillée entre l'envie de sortir de à et la peur d'être entraînée dans quelque chose de pire. Ces couloirs sombres, interminables, ne lui disaient rien qui vaillent. Et pourtant, elle suffoquait dans cette "cage".
Au moment où elle voulu se lever, elle ressentit du mouvement ... La cellule d'à côté était occupée. Prenant son courage à demain, elle réussi à articuler quelques mots :

"Il y a quelqu'un ? "


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