AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Kaléidoscope.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Tout juste débarqué
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Tout juste débarqué
Messages : 7
Date d'inscription : 08/12/2013
Age : 21
MessageSujet: Kaléidoscope. Dim 22 Déc - 18:25


L'Île a écrit:
« Est-ce que tes yeux piquent ? Est-ce que ta tête tourne ? Est-ce que tes membres sont engourdis ? Oui, et pourtant il ne s'agit pas d'un de tes bad trips my dear. Réveille-toi maintenant, contemple l'étendue de ton ignorance. Ici, pas de moqueries, pas de petits plans, tu es mon jouet à moi. Sauras-tu me survivre ? Te servir des autres pour gagner quelques précieuses minutes ? Je n'en doute pas. C'est pourquoi je ne t'ai laissé qu'une paire de lunettes pour myopes. Tu m'amuses déjà. »


Tu tombes. Disparais. Défaillis. Tu t'éteins à petit feu, une étincelle que tu ne retrouveras pas. Elle brise ton âme ; mélange le tout. Les torchons et les chiffons, les aigles et les pigeons. Elle te discrédite, Ô toi prédateur de la nuit, esprit machiavélique de nature naturellement éprouvée par l'Immatériel et passionné par la Force. Forgeant une idéologie du démon « Tous les faire sombrer jusqu'aux derniers afin de m'assurer la première place. Si je ne réussirai pas, eux non-plus. Je suis l'échelle à laquelle ils se rattachent, le baromètre de leur compétence. » Si tu plonges, ils plongent. Seulement ici, ce n'est pas un de tes plans travaillés jusqu'à la racine. Ni juste un de tes mauvais rêves dont tu ressors habituellement vainqueur. Nous ne sommes plus du Monde que tu as connu. Tu as beau être un monstre, même le plus grand des cauchemars est sensible à la Peur. Ceci n'est que ton masque de croque-mitaine ; alors je m'assurerai de ne pas le faire tomber. Oh que non. Pas ici. Quoi, tu veux jouer ? Je suis le meilleur pour ça. Parions. Toi et moi, on se retrouvera dans les limbes, Île de mes rêves.

0H-2H CRIQUE EST Du... Sable ? Non. De la grise cendre aigrie virevoltant en un amas nauséabonde. L'odeur de la mer ; d'une vague d’amarrés. En réalité, l'effluve d'un égaré. Et si il lui tenait d'ouvrir les mirettes, à l'homme aux jolies fossettes ? Cela serait risqué. N'était-ce pas la peur qui le tenaillait par l'abdomen ? Ni la crainte ni l'ignorance n'abdiquaient son sens de la démesure. Il avait une fierté, et même de son sommeil apparent, il se contentait de rester crédible. Et dans son dédain, et dans sa suffisance, l'index bougea ; ou plus précisément, fut emporté par un zéphyr caressant le bout de ses doigts. Une substance inconnue ? Loin de là. C'était bel et bien du sable, mouillé. Mêlé à celui-ci l'essence liquide et salée que la marrée rejetait, il remua le bas de son corps. Comme pour vérifier si tout était à sa place. Ses fortes jambes n'avaient rien. Son torse robuste et ses épaules carrées étaient intacts. Son anatomie longiligne n'arborait en rien la moindre faille. Debout. Il était temps, cependant avec labeur, sous son allure de mort-vivant, seule sa partie dorso-ventrale ouvrit le bal. Pendant un court instant, il put sentir l'alizé frottant à son corps. Nymphe tendancieuse de la rose cardinale. Lui procurant un effet de bien-être, il se résolu finalement à déplier paupières. Elles pesaient sur ses globes oculaires : paraissant comme lourdes, paraissant comme insoutenables. Finalement, elles ne fussent que plus légères, des plumes d'hirondelles portées par la curiosité. Puis elles implosèrent... Il avait eût vent de l'absolu – ne sachant plus quand, d'ailleurs, ses indéfinies souvenirs, ou plutôt ses inexistantes métaphores lui servant de repères mal coordonnés manquaient – néanmoins, ne l'imaginait pas si continu. Le voilà. Il avait l'air bien finaud, rodé face à ce ciel marié à un spectacle quasi-sempiternel... Une seconde. Une paire de dixième portant atteinte à la réflexion : qui était-il ? Que faisait-il ici ? Pour quelle raison et comment s'était-il retrouvé ici ? Similairement, munit d'un timing maître, retentissant aux aléas bouchées de son subconscient cette intonation stridente, voix chaotique de l'enfer transcendant : ▬ Est-ce que tes yeux piquent ? Est-ce que ta tête tourne ? Est-ce que tes membres sont engourdis ? ▬ Oui...

Cette carence d'information lui était fatale. Lui se sentant omniscient, lui se sentant tout-puissant, ne fut réduit qu'à rien d'autre qu'à l'état premier de la vulnérabilité. Il était... faible. Une chaloupe en guise de monture sur le rivage, pas grand chose dans les parages : une eau translucide, un sable incolore, une verdure défraîchie avec pour seul décor décent une pleine lune irradiant de sa splendeur une crique creuse. Emboîtant un pas en avant, il sentit ses mollets patauds qui, auparavant, semblaient tout juste en état d'être remués. Emberlificoté dans du fil de fer, c'était la définition même de sa situation. Il était instable, brouillant ; une spaghetti tout juste cuite. Une paire de monture ronde trônant à ses talons attira son attention. ▬ Des lunettes ? Constata-t-il alors qu'il s'entendait tout juste raisonner. Ce fut comme une renaissance, il se découvrait, apprenait le Monde qui l'entourait ; il était bloqué dans une illusion de bonne-fortune, une dimension parallèle, un isoloir restreint, un kaléidoscope hypnotique... Le détour d'une seconde bise lui arracha un toussotement de fraîcheur. Esseulé sur son Île, à l’allure d'un Crusoé. Il tapota ses poches, pleines et enfourna les lunettes dans l'une d'entre elles. Il ne chercha pas à savoir ce qu'elles contenaient : ▬ Admettons que cela fasse partie intégrante du scénario... Souffla-t-il en plaçant sa main droite en visière face à l'ample paysage réprouvant en colonie un tourbillon de nouvelles nacelles. Leur débarquement serait imminent, et ça, il le savait. ▬ Oh. On dirait bien que j'ai de la compagnie... Lâcha-t-il d'un rictus crispé.
Revenir en haut Aller en bas
A succombé à l'Île
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
A succombé à l'Île
Messages : 22
Date d'inscription : 03/12/2013
Age : 21
MessageSujet: Re: Kaléidoscope. Dim 22 Déc - 18:58


[/color]
L’Île a écrit:
Bonjour petit jouet... Oui il fait nuit tu as raison. On y voit pas très clair hein ? Comment ça tu ne te rappelles de rien ? Ah, mais c'est normal, ne t'en fais pas ! Tout le monde est comme ça ici ! C'est l'occasion de se faire de nouveaux amis qu'en dis tu ? Peut-être découvriras-tu l'Amour avec un grand A ? Il n'y a rien de tel que de rencontrer des gens, s'y attacher pour ensuite les perdre et souffrir atrocement... Ou même pire, se faire trahir : sacrifiée pour la survie d'un autre, abandonnée en milieu hostile pour sauver ceux qu'on aime. Quelle fin romanesque... Allez debout, prend cette boite de gâteaux apéritifs et va chercher des compagnons de route !
0H-2H  00h-02h
This is a fight to the death
Our holy war
A new romance
A trojan whore
Conquistador ~ 30 Seconds to Mars

J’ouvre les yeux.
Attends, je les ouvre vraiment là ?
Je cligne des paupières dans le noir. Il faut croire que oui, je les ai ouverts. Par contre, le savoir ne m’aide pas à distinguer grand-chose. Il fait nuit. Le contrôle de mon corps enfin récupérer, les bras de Morphée définitivement quittés, je réussis à me redresser en étirant instinctivement mes muscles endoloris après être restés trop longtemps inactifs.
Bon. Je suis obligée d’attendre plusieurs poignées de secondes le temps que ma vision s’adapte et soit capable de distinguer des forces grâce à la lumière des étoiles. Juste assez pour me rendre compte que la seule chose dont j’arrive à être sûre, c’est précisément qu’il ne fait pas jour.
Juste ça.
Rien d’autre.
Comment ça rien d’autre ? Et qui je suis, où je suis, pourquoi je ne le saurai pas ? Déboussolée, je me relève difficilement.
Attendez, je suis… à la plage. Oui, d’accord, bien sûr, normal. Tout à fait, oui oui oui. Rien de bien spectaculaire en soit. Mais pourquoi je n’étais pas capable de le constater avant de faire crisser le sable en me redressant ? Incapable de dire comment je me suis retrouvée là ?
Je ramène mes genoux devant moi, les entoure de mes bras et oblige mon cerveau à redémarrer. Je viens de me réveiller, ce n’est peut-être que cela, la cause. Mais une mauvaise impression me souffle que je ne me fais que de faux espoirs.
Alors je cherche, encore et encore, en vain, un semblant de réaction. De mémoire. C’est impossible d’avoir une telle amnésie. Il me manque absolument… tout. Tout. C’est du délire ! On ne peut pas tout perdre, comme ça, se retrouver sur une plage déserte, et l’ensemble, en plein nuit.
Wait. Plage, certes, mais est-elle déserte pour autant ?
Je continue à fouiller ma mémoire en regardant autour de moi. Des falaises impressionnantes, et l’eau à l’infini, c’est tout ce que je vois. Je pousse un soupir. Au moins, mon corps, contrairement à mon esprit vide, répond complètement à mes attentes. Je n’ai vraiment aucune séquelle, simplement une perte absolue d’identité ?
Je fronce les sourcils. Quelque chose semble m’effleurer. Encore plus léger qu’une plume. Une vague sensation de lèvres sur les miennes. Et, l’accompagnant, une féroce tristesse –enfin, aussi féroce qu’elle peut l’être alors que ce fragment de mémoire, si c’en est bien un, est si fragile-.
Je frissonne. Pas de froid, oh non, il fait bien trop chaud. Mais je ne suis vraiment pas à l’aise. Même pas du tout. Je jette un nouveau regard autour de moi. Et repère ce que je n’ai jusqu’à maintenant pas remarqué ; une boite. A portée de main.
Je l’attrape et la secoue –je vais devoir attendre le lever de soleil pour pouvoir compter sur mes yeux, il faut croire-. Le bruit caractéristique de gâteaux apéritifs me tira un regard sceptique. Qu’est-ce que ça fiche ici ça ?
Avec un peu de chance cette plage est fréquentée par de nombreux touristes, ce qui expliquerait cette boite même pas entamée –quel gâchis-. Alors je lève les yeux, les plisse, me force à percer les ténèbres de la nuit.
ここ。
Là, il y a quelqu’un. Debout, face aux vagues qui s’écrasaient sur le sable avec régularité. Bien. J’ai eu peur un instant de devoir attendre le jour pour chercher quelqu’un pouvant m’aider. Les membres ankylosés, je me lève, gardant inconsciemment la boite à gâteaux entre mes doigts. Je passe ma main libre dans mes cheveux pour les mettre en ordre, et en enlever la majorité du sable. A quoi ressemblé-je ? Comment puis-je ne même pas réussir à imaginer mon reflet dans une glace ? Frustrée, je tente de mettre ce souci de côté. Je vais bien finir, d’ici quelques minutes, à trouver la solution et les réponses. Je dois juste être très fatiguée.
Franchissant les quelques mètres qui me séparent de l’individu, je tente de distinguer ses traits, mais je n’arrive à en déduire que le fait que c’est sans doute un garçon. Sans doute pas très vieux. Vivement que le soleil pointe le bout de son nez. Avec un peu de chance, on est en fin de nuit.

    « Salut… Dis, tu sais où on est ? »


C’est la première question qui m’est venu à l’esprit. Mais pour le coup, je me sens vraiment stupide.
Revenir en haut Aller en bas
Tout juste débarqué
avatar

Feuille de personnage
Tranche horaire:
Vêtements et objets en possession du personnage:
Bonus, malus et particularités:
Voir le profil de l'utilisateur
Tout juste débarqué
Messages : 5
Date d'inscription : 06/12/2013
Age : 21
MessageSujet: Re: Kaléidoscope. Lun 23 Déc - 11:04

L'Île a écrit:
On a encore fait des bêtises, hein ? Je le sais, j'en suis sûre. Pourquoi ? Mais parce que sinon tu ne serais pas là, à te réveiller sur Mon sable. Debout maintenant, petite peste. Ma jungle n'attend que toi, elle a faim de ton sang, faim de ta peur. Es-tu prête à m'affronter ? Je n'en serais pas si certaine à ta place. Mais je ne suis pas sans merci. C'est pourquoi je t'offre un présent, une preuve de ma générosité. Profite bien de ta pelle en plastique et de ton seau de plage, tu n'auras pas tant d'occasions que ça de t'amuser.


0H-2H 00h/02h



Peu à peu, elle émergea. Non pas qu'elle avait été engloutie par les eaux, non, mais plutôt par son sommeil. Un sommeil lourd, comateux, presque léthargique qui la plaquait au sol. Ses muscles ne répondaient plus, pourtant, ses sens se réveillaient. Elle sentait le froid sous elle, l'humidité. Ça collait, c'était répugnant. Si elle avait pu, elle aurait sans doute crié de dégoût. Oui, elle criait pour rien, et alors ? Il fallait être expressive dans la vie, un minimum. Ne jamais en faire trop.
Elle resta un moment comme ça, à penser à tout et à rien, à compter les secondes, incapable de réunir ses forces pour bouger une main, ou même un pied. Même un cheveu aurait été pour elle un effort surhumain. Mais les cheveux. On ne les bouge pas sur commande.
Elle se concentra alors sur les bruits aux alentours : le vent qui frappait quelque chose, l'eau qui frappait autre chose, et c'était tout. Tout n'était que violence en fait. C'était une bonne raison pour rester couchée. Il était vrai que le silence était intrigant, mais c'était reposant, pas vrai ?
Elle laissa sa tête tomber sur le côté, se retrouvant la joue collée au sol. Sur le truc humide et glacial, sur ses petits grains dégoûtants. Elle grogna, le sol avait eu l'effet d'une décharge sur elle, décharge qui la forçait plus ou moins à se lever, et à se réveiller pour de bon. Elle ouvrit les yeux et se redressa, poussant un long bâillement sonore, se prenant un peu pour Mufasa ou Simba au sommet de son Rocher, ou comme le mec de la pub pour les céréales Lion, le côté sexy et féminin en plus. Hum.

« Allez, fait péter le p'tit déj, j'ai la dalle. »

Voix rocailleuse et enrouée, signe qu'elle dormait depuis plus de six heures, à tout casser.
Elle s'étira longuement, déverrouillant chacun de ses muscles tour à tour. Elle cligna des yeux, plusieurs fois, comme pour accepter le fait qu'il faisait encore nuit et qu'elle ne voyait absolument rien. Ou pour accepter qu'elle était sur une plage ? Elle ne savait pas trop. En réalité, elle se sentait déjà perdue. Elle avait trop bu la veille, c'était tout.
Elle soupira, dès son réveil, il fallait qu'elle réfléchisse. C'était un peu trop demander, non ? Elle se leva difficilement et s'étira le cerveau.

«  2+2 ça fait 4, 4+4 ça fait 8. »

Elle bailla encore une fois, à s'en décrocher la mâchoire. Donc, elle était sur une plage, elle avait dormi ici, elle était trempée, elle avait dû faire la fête hier.
Minute.
Elle se pencha et toucha ses pieds. C'était bien ce qu'elle pensait. Elle avait ses chaussures aux pieds. Ses globes oculaires doublèrent de volume tandis qu'elle enlevait à la hâte ses baskets. Quelque chose clochait, elle en était persuadée, ce n'était pas possible. Elle n'aurait jamais pu faire ça, on l'avait droguée, on lui avait fait quelque chose sans qu'elle le sache, non elle ne paniquait pas, c'était pas possible c'est tout, elle pouvait pas, impossible, non non. Elle se calma et serra ses chaussures en cuir contre elle, les pauvres godasses, le sable et l'eau de mer auraient pu les abîmer si elle n'était pas intervenu à temps. Elle grogna, et fit quelques pas dans le sens opposé au bruit de l'eau. Sauf qu'elle n'avait pas prévu que quelque chose se prendrait dans ses pieds. Ce quelque chose la fit tomber au sol avec une telle violence qu'elle en lâcha ses chaussures.  Elle secoua violemment son pied, celui qui avait attaqué, pour que la bête puisse lâcher prise, et cela ne tarda pas. La bête avait sans doute eu peur d'elle, elle dégageait une telle impression de force, qu'elle la comprenait. La jeune femme se releva et repris ses chaussures, plissant les yeux pour essayer de voir son ennemi, qui avait atterri quelques mètres plus loin. Elle s'en approcha, méfiante, avant de découvrir avec stupéfaction qu'elle avait eu affaire à un pauvre sceau. Elle l'empoigna avec hargne et fourra ses chaussures dedans. Voilà, un nouveau sac à main. Elle balaya l'étendue humide des yeux et courut vers le morceau de plastique qui trônait sur un tas de sable. Elle le prit et reconnut une pelle. Elle soupira et la mit directement dans son sceau, sans prendre la peine de réfléchir.
Elle regarda de nouveau la plage, cette fois avec plus d'attention. Elle crut s'étouffer en distinguant deux silhouettes, à peu près humaines, au loin. Peut être qu'ils pourraient lui montrer la direction du bar le plus proche ? Ou juste de la route ?
Elle s'approcha, déterminée, jusqu'à se planter en face d'eux.

« Wesh les mecs, bien ou bien ? Vous connaissez pas l'adresse d'un bon bar dans le coin, ou d'un bon taxi ? »

Elle tendit la main pour tcheker, le sourire aux lèvres.
Plus décontractée sur une plage la nuit avec des inconnus, un sceau sous le bras et en chaussettes mouillées. Tu meurs.




Couleur :#339999

_________________


Autres o/:
 
Revenir en haut Aller en bas
tRêve de bavardages
avatar

Feuille de personnage
Tranche horaire:
Vêtements et objets en possession du personnage:
Bonus, malus et particularités:
Voir le profil de l'utilisateur
tRêve de bavardages
Messages : 30
Date d'inscription : 10/12/2013
Age : 20
MessageSujet: Re: Kaléidoscope. Lun 23 Déc - 21:15

 

00H-02H




   Brusquement, sa main se resserre sur le sable humide. Un mauvais rêve? Si s'en était un, elle ne s'en souvient déjà plus. Mais... Pourquoi du sable? Instinctivement son autre membre effleure la surface granuleuse sur laquelle il repose. Elle se redresse péniblement sur ses coudes et regarde autour d'elle. Sa tête tourne et l'obscurité l'empêche de voir au loin. Ses yeux ne lui sont d'aucune utilité. Elle se concentre alors sur son ouïe. Le silence pesant autour d'elle est brisé par le bruit des vagues s'écrasant  avec régularité au bout de ses chaussures, trempées bien évidemment.

-C'est vraiment désagréable.

 Le son rauque qui est sortit de sa bouche lui fait comprendre qu'elle n'a pas parlé depuis un moment ou bien qu'elle a dormi un certain temps peut-être même ronflé, qui sait. Tout en se raclant la gorge elle se redresse complètement et finit assise en tailleur au milieu de nulle part. Elle a  soudain le réflexe de vérifier ce qu'elle a sur elle. Un débardeur, un gilet, un pantalon s'arrêtant aux mollets et des chaussures. Normal. En tâtonnant ses poches elle constate avec surprise qu'elles ne sont pas vides. Un couteau? Il n'y a pas que ça, mais elle reste focalisée sur l'arme qui lui permettra de trucider le premier imbécile qui essayera de l'attaquer, mais elle cherche sans relâche pourquoi ce petit objet se trouve ici. Ses jambes se dépliant  mécaniquement pour obtenir une meilleure circulation sanguine au bout de ses pieds endoloris, elle heurte involontairement un petit objet avec le bout de sa chaussure. Elle tend sa main jusqu'à ce qu'elle rencontre des... Lunettes? Qu'est-ce que des lunettes de plongées font ici? Qu'elle idiote. Je suis sur une plage, c'est normal, quelqu'un aurait pu les oublier dans la journée. Elle les prends entre ses doigts fins et les fourre dans la poche de son gilet. Il est temps de faire du repérage... Debout au milieu d'une obscurité opaque plus que désagréable, elle n'a aucune idée de la direction qu'elle doit emprunter. Elle ne voit rien. Elle est perdue. Et enfin, au moment où elle entend des voix inconnues au loin, elle se rend compte, mieux vaut tard que jamais, que tout lui est inconnu. Elle ne sait rien. Rien de cet endroit, rien de ce qu'elle a fait pour se retrouver ici et surtout rien d'elle. Ça serait le parfait moment pour paniquer c'est vrai, mais elle se contente de s'emparer à nouveau du couteau qui se trouve au fond de sa poche, d'en sortir la lame, et de s'avancer vers ces inconnus.
 
« Wesh les mecs, bien ou bien ? Vous connaissez pas l'adresse d'un bon bar dans le coin, ou d'un bon taxi ? »

 Une fille?  C'est déjà bon signe, elle n'est pas la seule. Reste à savoir qui sont les autres. Elle continue d'avancer et lance, le plus calmement possible, la seule phrase qu'elle se sent capable de dire à des étrangers.
«  Est-ce que quelqu'un sait où on se trouve là? »

Le ton détaché qu'elle avait emprunté la rend plus sûre d'elle et mécaniquement elle appuie la lame le long de sa cuisse afin que personne ne l'aperçoive. Après tout c'est seulement un moyen de défense, il ne faudrait pas que quelqu'un se sente attaqué. Mais en arrivant à la hauteur des inconnus, la seule chose qui la préoccupe réellement, c'est d'avoir une réponse à sa question.
Revenir en haut Aller en bas
Tout juste débarqué
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Tout juste débarqué
Messages : 7
Date d'inscription : 08/12/2013
Age : 21
MessageSujet: Re: Kaléidoscope. Mar 24 Déc - 11:25




0H-2H 0H-2H CRIQUE EST Il y eut d'abord une rosée matinale. Non... Crépusculaire. Une estimation approximative de l'heure opérant grâce à l'axe des suroîts et la décadence de l'astre lunaire comblant un rideau d'étoiles noires. Suivie d'un maigrelet mais visible, comble au coin de ses lèvres. Pas de joie ; sa prestance froide n'invitait pas à l'euphorie, ni de satisfaction ; il semblait tout aussi contenté qu'à l'aise, ses vêtements barbouillés de sable. Disons de fierté. C'est à l'exactitude le mot qui lui correspondait le mieux, un amour-propre réjouit d'être préservé avec autant de génie. ▬ Après tout, l'arrogance est une forme d'intelligence..., ne cessait-il de se rabâcher en frottant machinalement les paumes de ses deux mains, avec pour simple espoir, la manifestation d'une bouffée d'air chaud.

Il avait prit place non-loin des débarqués, adossé contre un rocher hors de portée de la marée, comme chaperonné de cette merde qui l'avait baladé jusqu'ici à vrai dire. Il aurait pu partir. Il aurait dû partir. Toutefois, quelque chose le retenait ici... Une force qui se voulait plus grande et imposante que la sienne. Et il savait, oh tu savais, que malgré la méconnaissance complète de ton apparence physique et de tes origines, la soumission ne te siégeait guère. Pourtant, tu t'amusais à jouer son jeu. Toi, tu appelais ça une partie d'échec, elle, une expiation de survie. Ironique finalement, il affrontait une allégorie de fatalité. La personnification même de l'hérésie... Ce combat ne mettait en rien la valeur physique ou morale des adversaires, c'était une baston marginale d'intelligence développée. Et pour la première fois, tu envisageas le fait de perdre. Avait-il auparavant déjà gagné, ne serait-ce qu'une fois ? ▬ Avant de me retrouver étendu sur cette plage, qui étais-je ? Un vagabond ? baluchon à l'épaule faisant la tournée des bars et la tournée des coups ? Un homme prit au sérieux et effrayant au sommet de la chaîne alimentaire ? Quelqu'un de redoutable et de connu par sa cruauté qui ne laissait jamais passer une dette ? ▬ Une chose est sûre, souffla-t-il en passant sa main sur son menton, je n'avais en rien l'étoffe d'un gentil. C'est alors que lui vint une idée, à laquelle il finit par renoncer rapidement. Ils étaient étendus là depuis une bonne paire d'heures déjà, les « nouveaux tributs » si inoffensifs, ballottés par le doux bruissement du paysage. S'en prendre à eux serait chose facile, mais dans quel but ? L'optique à abordée n'était pas la bonne, pour tout expliquer, il ne savait plus à quoi s'attendre ni même ce qu'il devait planifier. Lui, ce chef d'orchestre du mal, ce meneur sans plan d'attaque ; ce roi démunit d'armée. Et alors qu'à pas de loups il tenta une approche discrète, l'un d'entre eux se réveilla. Par mégarde, il fit plusieurs pas prestement en arrière, et reprit son activité de tantôt ; tenir front à la providence.

[…]

Il n'était pas décidé à lui répondre. Du moins, pas pour l'instant. Un mutisme de mort traquait le moindre son, il l'avait laissée béate avec pour dernière parole ▬ Salut… Dis, tu sais où on est ? Oui, bien sûr, il avait parfaitement l'air de connaître l'endroit. Le sable était son paillasson, un peu plus loin derrière, on retrouvait la roche, dure, sa maisonnette de vacances, home sweet home. Quelques arbres sur la gauche, son potager de potirons et autres fruits et légumes tous plus mûrs les uns que les autres. Une œillade inflexible, ce fût son unique réponse en gage d'un silence déconcertant. Assez réfléchit, réfléchir à quoi exactement ? Peu importe le nombre de fois où il tentait d'être rationnel, son esprit virait à la sottise. Ou à la fournaise, si l'on pouvait considérer le fait que se réveiller sur une île déserte méconnaissant de son nom et abasourdit de souvenirs vous faisait sentir aussi maussade qu'un véhicule abandonné alors, en effet, la raison vous a quitté... Une deuxième, puis une troisième personne vinrent à quitter les bras de Morphée, couchées sur leur lit de sable. Il n'avait pas cherché à les identifier. Entre-temps, il s'était paisiblement laisser tomber près d'une fougère sur la rêche pierre argentée. Petit à petit, les déchargés se regroupèrent en troupe autour de son binôme. Son observation première résida en leur prise de parole facile ; concernant plus particulièrement le deuxième naufragé. Il avait du mal à l'apparenter à une femme ou à un homme, et estima que ce n'était pas le problème le plus urgent. ▬ Wesh les mecs, bien ou bien ? Vous connaissez pas l'adresse d'un bon bar dans le coin, ou d'un bon taxi ? Un second silence, plus lourd cette fois. Il s'était relevé en trombe ne daignant pas dévisagé les arrivants. Ce n'est que lorsque la dernière personne fit son entrée parmi le cercle des dérivés qu'il aborda le fait d'être enclin à la parole. Tantôt, il la vit faire un mouvement brusque mais remarquablement bien dissimulé au niveau de la cuisse, peut-être s'était-elle blessée. Quoiqu'il en soit elle s'adressa à eux en toute politesse, procurée d'une voix à peine dégrossie. ▬ Est-ce que quelqu'un sait où on se trouve là ? Il se frotta mécaniquement la nuque, courbaturée. Son écrasante vue dégringola sous la parade d'un crabe bordeaux, longeant un minuscule fleuve qui s'était frayé un chemin tant bien que mal jusqu'à ses pieds, scindant le sable en deux parties. Un passage à piéton pour l'animal dont les pinces grinçaient affreusement entre l'écho de ses antennes flottantes au moindre mouvement. Il mit fin à ses jours. D'un coup de talon. Et il y prit goût, si bien qu'il voulut recommencer, entendre la vie dépérir sous ses pieds et la chair s'aplatir d'une impulsion lui plut. Une expérience à retenter... Dans toute la splendeur de son meurtre, il expira un nuage de brume, s'échappant mollement d'entre ses lèvres tout en entreprenant de sa voix rocailleuse : ▬ Où sommes-nous, qui sommes-nous, que faisons-nous là... Ce genre de questions sont des questions impertinentes. Il est clair qu'aucun d'entre nous ici présent n'a conscience de ce qu'il fait dans ce trou... Il vaudrait mieux éviter ce genre de banalités et appréhender le simple fait que nous sommes coincés au beau milieu de... Nulle Part. Alors si quelqu'un a une suggestion pour nous sortir d'ici, je suis toute ouïe. Bien sûr qu'il en avait une, de suggestion. Il préférait juste se la garder.
Revenir en haut Aller en bas
Âmes Damnées de l'Île
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Âmes Damnées de l'Île
Messages : 146
Date d'inscription : 24/09/2013
MessageSujet: Re: Kaléidoscope. Mer 25 Déc - 10:02

Clac... Un coup de vent violent près du mollet de Pride. Un claquement d'air sec. Quelque chose. Comme s'ils n'étaient pas exactement seuls sur cette crique...Et pourtant, rien à l'horizon sinon du sable clair. Il se passe quelque chose. Oui, mais quoi ?
Revenir en haut Aller en bas
A succombé à l'Île
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
A succombé à l'Île
Messages : 22
Date d'inscription : 03/12/2013
Age : 21
MessageSujet: Re: Kaléidoscope. Ven 27 Déc - 15:12

0H-2H 00h-02h
This is a fight to the day night
Black white
A victory dance
A burning riot

Le garçon ne semble pas prendre la peine de me répondre, lorsqu’une autre personne nous rejoint, peu avant une dernière. Si cette dernière ne me dérange en rien, l’entrée en matière de la première me fait involontairement grincer des dents. Aussi, je préfère ignorer la main tendue de cette fille.
Par contre, les questions qui s’enchainent me font froncer les sourcils. Encore plus celle de la seconde fille.
Comment est-ce possible que personne n’ait la moindre idée du lieu où nous somme ? Une soirée trop arrosée ? Pourtant, à part les signes d’un réveil difficile, je ne vois rien qui pourrait en témoigner, du moins chez moi. Et les autres ne semblent pas non plus particulièrement avoir la gueule de bois.

    « Où sommes-nous, qui sommes-nous, que faisons-nous là... Ce genre de questions sont des questions impertinentes. Il est clair qu'aucun d'entre nous ici présent n'a conscience de ce qu'il fait dans ce trou... Il vaudrait mieux éviter ce genre de banalités et appréhender le simple fait que nous sommes coincés au beau milieu de... Nulle Part. Alors si quelqu'un a une suggestion pour nous sortir d'ici, je suis toute ouïe. »


Je ne quitte pas mon expression préoccupée. Surtout avec les questions mentionnées par ce garçon. Une amnésie générale ? Ridicule.
Et pourtant.

    « On est forcément quelque part, où que ce soit, et pas la peine de faire tout un discours sur l’utilité de nos questions. On n’a qu’à voir où mène cette plage. Mais est-ce que quelqu’un se souvient de quelque chose ? ajoutai-je, histoire d’être fixée »


Le ton gentil de ma voix s’occupe de cacher l’incertitude qui me tenaille. Je ressens la même angoisse que celle qui nous prend lorsqu’on redoute qu’un monstre ne soit dissimulé dans les ombres, n’attendant qu’un éternuement pour en sortir et nous emmener nous noyer dans les abysses des vagues qui continuaient à s’écraser sur le sable, indifférentes de notre égarement.
J’enfonce mes mains dans mes poches, tant par réflexe qu’en espérant y trouver un indice, quoi que ce soit. Au moins, je suis servie. Je sens sous mes doigts une petite peluche –mais je ne la sort pas, ce n’est pas vraiment le moment-, un paquet de ce que je sais plus que je ne devine être des cigarettes… Donc je sais sans problème ce que sont les choses, mais pas mon propre prénom ? De mieux en mieux.
De l’autre côté, un briquet, une feuille que je ne prends pas la peine de regarder –en pleine nuit ?- et un objet cylindrique… Bien, au moins si quelqu’un se révèle être un tueur en série qui nous aurait drogué, j’ai de quoi me défendre. Mais rien qui puisse m’aider, pour le moment.
Un drôle de bruit me sort de mes pensées.

    « C’était quoi ça ? »


C’est définitif, le désarroi exacerbe mes craintes.
Revenir en haut Aller en bas
tRêve de bavardages
avatar

Feuille de personnage
Tranche horaire:
Vêtements et objets en possession du personnage:
Bonus, malus et particularités:
Voir le profil de l'utilisateur
tRêve de bavardages
Messages : 30
Date d'inscription : 10/12/2013
Age : 20
MessageSujet: Re: Kaléidoscope. Sam 11 Jan - 22:15

00H-02H


  Mais pour qui il se prend?! Le simple geste du pseudo-philosophe la trouble énormément. Qui croit-il être pour ôter la vie si facilement? Se prend-t-il pour un dieu? Elle ne veut même pas le savoir. Ce genre de personnes la répugne. Après tout, qu'est-ce qui ne lui garantie pas qu'il fera de même pour elle? Ses doigts se resserrent sur le manche du couteau. Pourquoi? Tout simplement pour ne pas laisser paraître ses émotions et les canaliser.


« On est forcément quelque part, où que ce soit, et pas la peine de faire tout un discours sur l’utilité de nos questions. On n’a qu’à voir où mène cette plage. Mais est-ce que quelqu’un se souvient de quelque chose ? »



   Cette fille à raison sur toute la ligne. Après tout, pourquoi rester ici, ils avaient meilleur temps de chercher de l'aide que de rester plantés au beau  milieu d'une plage à disserter sur l'utilité de questions qui se poseraient tout naturellement dans ce genre de situations. Il ne reste plus qu'à savoir s'ils trouveront un individu étant capable de leur venir en aide.


« C'était quoi ça? »


  Un frisson parcourt sa colonne vertébrale avec vivacité. Qu'est-ce qu'il se passe?! L'espace d'un instant elle a sentit une présence, mais il doit simplement sagir d'un coup de vent un peu plus fort que les autres.


- Je ne sais pas pour vous, mais personnellement, je ne compte pas rester ici une éternité.

Malgré son anxiété, elle essaie encore de garder un ton le plus confiant possible; il ne manquerait plus qu'elle montre ses faiblesses à des étrangers pour être sûre de rêver.
Revenir en haut Aller en bas
A succombé à l'Île
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
A succombé à l'Île
Messages : 22
Date d'inscription : 03/12/2013
Age : 21
MessageSujet: Re: Kaléidoscope. Mer 5 Fév - 17:21

0H-2H  00h-02h
I am the I am the best
She claimed and more
A battle scarred
Conquistador

La fille aux cheveux noirs est la première à réagir à ma remarque. Sans doute la plus sensée de tous ceux ici.

    «Je ne sais pas pour vous, mais personnellement, je ne compte pas rester ici une éternité. »


Vraiment la plus logique. Claire. Précise. Et surtout, surtout tout à fait raisonnable.
Un nouveau frisson me parcourt. Je ne suis pas rassurée. Pas du tout. Je veux partir. Tout de suite. J’enfonce le paquet de gâteaux apéritifs que j’avais encore en main dans la poche la moins rempli de ma veste. Histoire d’avoir les mains libres. Instinct de survie.
J’attrape la main de la fille.

    « 行く. Partons d’ici. »


Je ne la force pas, mais espère bien qu’elle me suivra. Partir de cette plage. Comme si c’était elle qui retient mes souvenirs, et qu’une fois partie, tout ira de nouveau correctement.
Revenir en haut Aller en bas
tRêve de bavardages
avatar

Feuille de personnage
Tranche horaire:
Vêtements et objets en possession du personnage:
Bonus, malus et particularités:
Voir le profil de l'utilisateur
tRêve de bavardages
Messages : 30
Date d'inscription : 10/12/2013
Age : 20
MessageSujet: Re: Kaléidoscope. Ven 7 Fév - 23:32

  Elle sursauta en sentant la main de cette fille saisir la sienne.



<< Partons d'ici. >>



  "Partons"? Elle voudrait que nous partions ensemble? Après tout pourquoi pas, c'est le moment ou jamais. A ce moment là, être seule était la dernière chose qu'elle souhaitait. Elle était déjà assez perdue et déboussolée. Si elle avait un repère quel qu'il soit, elle se sentirait certainement plus à l'aise et plus en confiance.
   Elle hocha alors la tête en signe d'approbation, et se dirigea vers le mur de végétaux qui se dressait quelques mètres plus loin, serrant désormais la main de l'autre fille dans la sienne. Peut-être pourraient-elles y trouver une quelconque aide.  
Revenir en haut Aller en bas
A succombé à l'Île
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
A succombé à l'Île
Messages : 22
Date d'inscription : 03/12/2013
Age : 21
MessageSujet: Re: Kaléidoscope. Sam 22 Fév - 15:43

La suite pour nous c'est par ici o/
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Kaléidoscope.

Revenir en haut Aller en bas

Kaléidoscope.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Quelque Part ::  :: La Crique Est-